Qu’est‑ce que Leadfeeder et comment peut‑il aider votre entreprise ?
Leadfeeder, désormais intégré à l’offre Dealfront, aide à repérer les entreprises qui consultent un site B2B et les pages visitées. Il peut guider une prospection mieux ciblée, à condition de ne pas le confondre avec un outil d’identification nominative et de respecter le RGPD.
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- Entreprise et emplois
Les signaux de visite servent à prioriser des comptes, puis doivent être qualifiés par une personne.
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Leadfeeder est un outil d’intelligence commerciale B2B : il analyse les visites d’un site et tente d’associer certaines d’entre elles à une entreprise plutôt qu’à un internaute nommé. Une équipe marketing ou commerciale peut alors voir qu’une société correspondant à sa cible a consulté, par exemple, une page tarifs, une étude de cas ou une fiche produit, puis décider si ce signal mérite un suivi. Depuis le rapprochement des marques Leadfeeder et Echobot, cette technologie est proposée dans l’écosystème Dealfront. Son nom, ses formules et ses connecteurs peuvent évoluer : vérifiez l’offre exacte au moment de l’achat.
Ce type de service peut aider à trier les priorités de prospection, pas à « révéler » tous les visiteurs. Il fonctionne mieux pour un éditeur de logiciel, un cabinet de conseil ou un industriel vendant à des organisations identifiables que pour un site grand public. Et il doit être déployé avec un bandeau cookies, une information RGPD et des règles internes adaptés au traitement réellement effectué.
Leadfeeder : ce que l’outil voit réellement, et ce qu’il ne voit pas
- Web visitor intelligence
- La web visitor intelligence regroupe les outils qui transforment des signaux de navigation sur un site, pages vues, source de trafic, durée ou répétition des visites, en indications exploitables par une équipe B2B. L’objectif est d’identifier un compte potentiel et son niveau d’intérêt, non de surveiller individuellement tous les internautes.
Le principe repose notamment sur l’adresse IP utilisée pendant la visite, des bases de correspondance entre plages d’adresses IP et organisations, et les données de navigation remontées par le tag installé sur le site. Une fois une entreprise reconnue, l’interface peut afficher son secteur, sa taille estimée, les pages consultées, la source d’acquisition et le nombre de visites. Selon l’offre souscrite et les connecteurs activés, ces signaux peuvent aussi remonter dans un CRM ou un outil de prospection.
| Signal observé | Ce qu’il peut indiquer | Limite à garder en tête |
|---|---|---|
| Entreprise associée à une IP | Un compte B2B potentiellement intéressé | Association parfois absente ou imprécise |
| Pages consultées | Sujet ou offre ayant suscité l’intérêt | Une page vue ne prouve pas un projet d’achat |
| Source de visite | Campagne, recherche ou lien partenaire performant | L’attribution peut être incomplète selon les traceurs |
| Visites répétées | Intérêt à surveiller dans le temps | Peut venir de plusieurs salariés ou d’un prestataire |
| Données CRM existantes | Compte déjà connu et propriétaire commercial | La qualité dépend des données déjà saisies |
L’identification n’est donc jamais certaine. Une même IP peut être utilisée par plusieurs salariés, par un réseau d’hôtel ou par un fournisseur d’accès ; une personne en télétravail, derrière un VPN ou un réseau mobile sera souvent difficile à rattacher. L’IP d’un grand groupe peut aussi renvoyer vers son siège alors que le lecteur travaille dans une filiale. À l’inverse, les visites provenant de petites structures, de particuliers ou de réseaux anonymisés ne seront fréquemment pas exploitables.
À quoi Leadfeeder peut servir dans une démarche commerciale B2B
L’usage le plus concret consiste à croiser les visites avec un profil de client idéal : secteur, effectif, zone géographique, technologies utilisées ou statut de compte dans le CRM. Plutôt que d’appeler indistinctement toutes les entreprises visibles, l’équipe peut prioriser celles qui ont consulté plusieurs contenus à forte intention, comme une page de démonstration, de prix, de compatibilité ou de contact.
- Repérer qu’un compte déjà présent dans le CRM revient sur le site avant un rendez‑vous ou un renouvellement.
- Créer une alerte lorsqu’une entreprise cible consulte une page stratégique, puis la faire examiner par le commercial responsable du compte.
- Comparer les campagnes qui attirent des entreprises correspondant réellement au marché visé, plutôt que de regarder uniquement le volume de sessions.
- Exclure les clients, les concurrents, les agences, les fournisseurs et le trafic interne afin de réduire les faux signaux.
- Préparer un échange commercial à partir d’un intérêt général observé, sans affirmer connaître le comportement d’une personne précise.
Google Analytics ou Leadfeeder/Dealfront : deux usages complémentaires
Outil d’analytics web
Il mesure l’audience globale, les canaux, les événements et les conversions agrégées.
Ce qui joue en sa faveur
- Vision complète du trafic
- Mesure des parcours et objectifs
- Utile pour tous les modèles de site
Ce qui joue contre
- N’indique pas toujours quelle entreprise est derrière une visite
- Ne priorise pas directement les comptes commerciaux
Leadfeeder / visitor intelligence
Il met l’accent sur les organisations susceptibles d’être des comptes B2B.
Ce qui joue en sa faveur
- Aide à classer des comptes à suivre
- Peut alimenter les processus CRM
- Met en lumière des visites B2B anonymes
Ce qui joue contre
- Identification incomplète ou approximative
- Nécessite des règles RGPD et une qualification humaine
Notre lectureChoisissez une solution d’analytics pour comprendre l’ensemble de l’audience, les parcours et les conversions du site. Ajoutez une couche de visitor intelligence si votre cycle de vente B2B repose sur des comptes nommés et si une équipe peut réellement qualifier puis traiter les alertes. Pour une activité majoritairement B2C ou un faible trafic qualifié, l’effort de paramétrage est souvent moins rentable.
Mettre Leadfeeder en place sans saturer les commerciaux
Un déploiement utile commence par un périmètre restreint. Si chaque visite génère une tâche CRM, les commerciaux cesseront vite de regarder les alertes. Il faut d’abord décider quelles entreprises valent une action, quelles pages constituent un signal significatif et qui est responsable du suivi. Une période de test de quelques semaines permet de corriger les filtres avant toute automatisation à grande échelle.
Déployer l’outil en six étapes
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Définir les comptes et les signaux recherchés
Établissez une liste de secteurs, tailles d’entreprise, pays et fonctions cibles. Choisissez 3 à 5 pages ou événements qui traduisent un intérêt plausible. L’étape est réussie lorsque deux personnes de l’équipe commerciale peuvent appliquer les mêmes critères à une visite.
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Cartographier les données et les traceurs
Listez ce que le tag collecte, les cookies ou technologies comparables utilisés, les destinataires des données et les transferts éventuels. Comparez cette liste avec votre outil de gestion du consentement. Le paramétrage est prêt lorsque les traceurs concernés ne se déclenchent qu’au bon moment.
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Installer et vérifier le tag
Faites poser le script par la personne responsable du site, idéalement via un gestionnaire de balises maîtrisé. Testez le chargement avec et sans consentement lorsque celui‑ci est requis, puis vérifiez qu’aucune donnée de test ne pollue les rapports.
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Exclure le trafic inutile
Retirez vos bureaux, vos salariés, les clients déjà connus si cela ne sert pas l’objectif, les partenaires techniques et les domaines manifestement hors cible. Le résultat est satisfaisant lorsque la liste quotidienne ne contient plus majoritairement de faux positifs.
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Créer un score et une routine humaine
Associez un score simple à la compatibilité du compte et aux pages vues. Par exemple, une entreprise cible qui revient plusieurs fois peut être revue chaque matin, sans créer automatiquement un appel. Désignez une personne qui accepte, reporte ou écarte chaque signal.
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Connecter le CRM avec parcimonie
Commencez par envoyer une note ou une activité non visible au prospect plutôt que de créer un contact à chaque visite. Testez les doublons, les droits d’accès et la durée de conservation. La connexion est réussie si elle enrichit les dossiers existants sans dégrader la base.
RGPD, cookies et prospection : les règles à vérifier en France
Le fait qu’un outil affiche le nom d’une société ne dispense pas du RGPD. Une adresse IP peut constituer une donnée personnelle lorsqu’elle permet, directement ou indirectement, d’identifier une personne ; un identifiant en ligne, un historique de navigation ou un e-mail professionnel peuvent également relever de cette réglementation selon le contexte. Le nom d’une entreprise seul n’est pas toujours une donnée personnelle, mais le traitement réel doit être analysé dans son ensemble.
En pratique, deux sujets se superposent. Premier sujet : les traceurs. Déposer ou lire un cookie, ou une technologie comparable, sur le terminal de l’internaute requiert généralement son consentement préalable, sauf exception limitée. Les outils de mesure d’audience peuvent parfois bénéficier d’une exemption sous conditions strictes définies par la CNIL ; il ne faut pas supposer qu’un outil de visitor intelligence entre dans cette exception. Le bandeau doit permettre un refus aussi simple que l’acceptation, et le refus ne doit pas empêcher l’accès au site hors service strictement nécessaire.
Second sujet : le traitement des données. L’entreprise qui utilise l’outil doit identifier sa base légale, limiter les données aux finalités annoncées, informer les personnes concernées et prévoir des durées de conservation. L’intérêt légitime peut, dans certains cas, servir de base à la prospection B2B ou à l’analyse de signaux commerciaux, après mise en balance documentée avec les droits des personnes. Il ne s’agit pas d’un blanc-seing : une personne peut s’opposer à la prospection, et cette opposition doit être respectée.
Si des données sont obtenues indirectement, par exemple via un fournisseur d’enrichissement ou une base B2B, les obligations d’information prévues par l’article 14 du RGPD doivent être examinées. La politique de confidentialité doit expliquer de manière compréhensible les catégories de données, les finalités, les destinataires, les durées ou critères de durée, les droits et la manière de les exercer. Les mentions légales et la politique de cookies doivent correspondre au paramétrage réel, pas à un modèle générique.
Checklist de conformité avant l’activation
- Le registre des traitements décrit la finalité, les données, les personnes concernées, les destinataires et les durées de conservation.
- Le bandeau de consentement bloque effectivement les traceurs concernés avant le choix de l’internaute, lorsque le consentement est requis.
- La politique de confidentialité et la politique de cookies décrivent le fonctionnement réel, les droits et le moyen de contact.
- Le contrat avec le prestataire, l’accord de traitement des données, les sous-traitants et les transferts hors EEE ont été vérifiés.
- Les droits d’accès à l’outil et au CRM sont limités aux personnes qui en ont besoin.
- Une procédure permet de traiter une opposition, une demande d’accès, d’effacement ou de limitation sans laisser les données dans des listes parallèles.
Les ressources de la CNIL sur les cookies et autres traceurs constituent un bon point de départ pour le site français. Pour un paramétrage impliquant profilage, enrichissement de données, transferts internationaux ou volumes importants, un DPO, un juriste spécialisé ou un conseil en protection des données doit valider l’analyse. L’éditeur de l’outil peut fournir de la documentation technique ; il ne peut pas décider à la place de l’entreprise utilisatrice de sa conformité propre.
Pour quelles entreprises l’outil est‑il pertinent, et à quel coût ?
Leadfeeder ou les offres actuelles de Dealfront ont surtout un sens lorsque trois conditions sont réunies : une part significative du trafic provient d’organisations, la valeur d’un contrat justifie un travail commercial et quelqu’un peut traiter les signaux rapidement. Une PME B2B qui vend des prestations de plusieurs milliers d’euros et reçoit des visites de comptes ciblés peut y trouver un appui. Un e-commerce grand public, un média ou une entreprise sans processus commercial structuré en tirera généralement moins d’informations actionnables.
Les tarifs des plateformes B2B de ce type varient selon le nombre d’utilisateurs, le volume de données, les intégrations et les modules d’enrichissement ; les offres changent régulièrement et peuvent être proposées sur devis. Ne retenez pas seulement l’abonnement : ajoutez le temps de paramétrage du consentement, de nettoyage CRM, de formation et de qualification par l’équipe. Demandez au fournisseur le détail des fonctionnalités incluses, des limites, des données traitées, des sous-traitants et des conditions de résiliation avant de signer.
Le bon test consiste à lancer un pilote sur un segment précis, avec un indicateur sobre : nombre de comptes réellement qualifiés, rendez‑vous obtenus après vérification humaine, ou réactivation de comptes existants. À la fin du pilote, supprimez les données de test inutiles, ajustez les filtres et vérifiez que les documents de conformité correspondent toujours à l’usage. C’est ce contrôle, bien plus que le nombre d’entreprises affichées, qui dira si l’outil mérite d’être conservé.
Questions fréquentes
Leadfeeder permet‑il de connaître le nom des personnes qui visitent un site ?
Leadfeeder est‑il devenu Dealfront ?
Peut‑on utiliser Leadfeeder sans consentement aux cookies ?
Est‑il légal de prospecter une entreprise après l’avoir repérée sur son site ?
Quels CRM peut‑on connecter à un outil de visitor intelligence ?
Quel délai faut‑il pour savoir si l’outil est utile ?
Autres recherches sur ce sujet
- dealfront leadfeeder prix
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