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Finance et investissement

Quels étaient les taux des prêts relais en 2024 ?

En 2024, un prêt relais se négociait le plus souvent autour de 3,2 % à 5 % hors assurance, selon la période et le dossier. Aucun taux unique : comparez le TAEG, le montant avancé et le risque de vente tardive.

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Finance et investissement
Couple échangeant avec un conseiller immobilier devant une maison à vendre

Le montant du prêt relais dépend d’abord de la valeur nette et vendable du logement actuel.

Sommaire · 6 sections

En 2024, les prêts relais étaient généralement proposés entre 3,2 % et 5 % hors assurance, avec des écarts marqués selon le mois, la banque et la solidité du dossier. Cette fourchette est un repère historique, pas un tarif officiel : un prêt relais est presque toujours négocié au cas par cas et souvent associé à un crédit immobilier classique.

L’année 2024 est désormais close. Ces chiffres ne doivent donc pas servir à estimer une offre actuelle : pour un projet en cours, demandez une simulation datée à une banque ou à un courtier immatriculé à l’ORIAS. Avant de regarder le taux, vérifiez surtout trois éléments : le montant réellement avancé, le coût en cas de vente lente et la solution prévue si le logement se vend moins cher qu’espéré.

Quelle fourchette de taux pour un prêt relais en 2024 ?

Le prêt relais n’avait pas, en 2024, un taux public identique d’une banque à l’autre. Les établissements construisaient leur offre à partir de leur barème immobilier, puis l’ajustaient au dossier : revenus, endettement après l’achat, épargne disponible, qualité du bien à vendre, délai de vente local, garanties et présence ou non d’un crédit amortissable associé.

Les taux ont globalement diminué pendant l’année, dans le sillage du marché du crédit immobilier. Les profils très solides, avec un bien facile à vendre et un financement global bien équilibré, pouvaient obtenir le bas des fourchettes. À l’inverse, une vente incertaine, une durée de 24 mois, peu d’apport ou un endettement élevé tiraient la proposition vers le haut, ou conduisaient simplement à un refus.

Ordres de grandeur historiques des taux nominaux fixes observables en 2024
Période de 2024Fourchette indicative hors assuranceLecture utile
Janvier à mars4,0 % à 5,0 %Crédit immobilier encore coûteux ; sélection des dossiers renforcée.
Avril à septembre3,6 % à 4,7 %Baisse graduelle, mais conditions très variables selon les banques.
Octobre à décembre3,2 % à 4,3 %Meilleurs taux réservés aux dossiers les plus sécurisants.
Offre individuelleParfois hors fourchetteLe montant, la garantie et le prêt associé peuvent modifier le tarif.
Fourchettes indicatives de taux nominaux annuels fixes, hors assurance et frais. Elles ne constituent ni une moyenne officielle ni une offre commerciale. Le TAEG figurant sur l’offre de prêt est l’élément comparable.

Comment fonctionne un prêt relais et quel montant la banque avance‑t‑elle ?

Prêt relais
Le prêt relais est un crédit immobilier de courte durée accordé à un propriétaire qui achète un nouveau logement avant d’avoir vendu l’ancien. Il avance une partie du produit attendu de la vente, puis est remboursé en une fois lorsque le bien est vendu.

La banque ne prête pas automatiquement le prix annoncé dans l’annonce immobilière. Elle retient sa propre estimation, souvent fondée sur une ou plusieurs évaluations, puis déduit le capital restant dû sur l’ancien crédit. Sur ce montant net, l’avance représente fréquemment 50 % à 80 %. Cette marge protège la banque contre une vente plus longue ou un prix finalement négocié à la baisse.

Exemple simple : un logement est valorisé à 400 000 €, avec 100 000 € de crédit encore à rembourser. La valeur nette théorique est de 300 000 €. Avec une quotité de 70 %, le relais pourrait atteindre 210 000 €, et non 280 000 €. La banque analysera aussi les frais de vente éventuels, la liquidité du marché local et votre capacité à supporter temporairement les charges.

  • Prêt relais sec : le montant du relais, l’épargne et le produit futur de la vente suffisent à financer le nouveau bien.
  • Prêt relais adossé : le relais est complété par un prêt immobilier amortissable pour couvrir l’écart entre l’achat et le produit anticipé de la vente.
  • Franchise partielle : les intérêts sont payés chaque mois ; le capital du relais est remboursé lors de la vente.
  • Franchise totale : intérêts et capital sont généralement réglés à la vente ou à l’échéance ; le coût total est alors plus élevé.

Les repères habituels d’un prêt relais

12 mois

durée initiale fréquemment proposée

24 mois

durée maximale habituellement envisagée

50 à 80 %

part souvent avancée de la valeur nette du bien

1 vente

événement attendu pour rembourser le capital

Quel est le coût réel d’un prêt relais ?

Le taux nominal sert à calculer les intérêts, mais il ne suffit pas à comparer deux offres. Pour un relais de 150 000 € au taux fixe de 4 % sur douze mois, les intérêts représentent environ 6 000 € sur un an, avant assurance et frais. Si la vente n’intervient qu’au bout de dix-huit mois, l’ordre de grandeur monte à 9 000 € : chaque mois supplémentaire pèse directement sur le budget.

À cette charge peuvent s’ajouter l’assurance emprunteur, les frais de dossier, le coût de la garantie, caution ou hypothèque selon le montage, et, dans un projet d’achat, les frais liés au prêt amortissable associé. L’assurance est souvent exprimée en pourcentage annuel du capital initial ou restant dû ; son poids dépend notamment de l’âge, de la santé, de la quotité assurée et de la délégation d’assurance éventuelle.

Pourquoi comparer le TAEG plutôt que le seul taux nominal ?

Le taux annuel effectif global, ou TAEG, intègre les frais connus et obligatoires pour obtenir le crédit : intérêts, assurance lorsqu’elle est exigée, frais de dossier et coût de garantie lorsque celui‑ci est connu. Il permet de comparer deux offres à montant et durée comparables. Les frais d’acquisition du logement, comme les droits de mutation et la rémunération du notaire, ne sont pas le coût du crédit et ne se confondent pas avec le TAEG.

En 2024 comme aujourd’hui, le TAEG devait aussi rester sous le taux d’usure applicable à la catégorie et à la durée du crédit au moment de l’offre. Ce plafond évolue régulièrement : ne le déduisez jamais d’un article ancien. La banque l’applique directement dans son étude de financement.

Comment simuler un prêt relais avant de signer un compromis ?

Une simulation sérieuse doit tester un scénario central et un scénario défavorable. Elle ne prédit pas le prix de vente ; elle mesure si le foyer peut absorber un délai plus long ou une baisse de prix sans se retrouver contraint de vendre dans l’urgence. Le notaire, la banque et, si besoin, un courtier peuvent chacun éclairer une partie différente du dossier.

Les 6 vérifications avant une demande de prêt relais

  1. Faire estimer le logement à vendre

    Obtenez au moins deux avis de valeur écrits, idéalement complétés par des références de ventes comparables. L’étape est utile si les estimations convergent et si le prix envisagé reste cohérent avec le délai de vente local.

  2. Calculer le produit net de vente prudent

    Retirez le capital restant dû, les éventuels frais d’agence à votre charge et une marge de négociation réaliste. Le calcul est réussi lorsque vous disposez d’un montant net bas, médian et haut, pas d’un seul chiffre optimiste.

  3. Lister tous les financements existants et futurs

    Rassemblez tableaux d’amortissement, épargne mobilisable, apport, prix du nouveau bien, frais d’acquisition et travaux. La banque doit pouvoir reconstituer le besoin total sans zone d’ombre.

  4. Tester trois délais de vente

    Demandez un coût à 6, 12 et 18 mois, ou jusqu’à 24 mois si cette durée est envisagée. La simulation est exploitable lorsque vous connaissez la mensualité pendant l’attente et la somme due le jour de la vente.

  5. Comparer les TAEG et les garanties

    Placez côte à côte le taux nominal, le TAEG, l’assurance, les frais de dossier, la garantie et les conditions de remboursement anticipé. Comparez des montants et durées strictement identiques.

  6. Prévoir le scénario de secours

    Demandez par écrit ce qui est prévu en cas de non-vente à l’échéance ou de prix inférieur à l’estimation : prolongation éventuelle, refinancement ou apport complémentaire. L’étape est réussie quand la réponse est chiffrée et non simplement verbale.

Prêt relais sec ou prêt relais adossé : lequel était adapté en 2024 ?

Les deux montages principaux

Prêt relais sec

Un crédit de transition sans nouveau prêt long, lorsque la vente doit financer l’essentiel de l’achat.

Ce qui joue en sa faveur

  • Montage potentiellement plus simple
  • Pas de dette amortissable longue si la vente couvre l’achat
  • Coût total plus lisible quand le délai de vente est court

Ce qui joue contre

  • Nécessite une valeur nette de vente importante
  • Expose davantage à une baisse du prix de vente
  • Peut laisser peu de marge pour les frais et travaux

Prêt relais adossé

Un relais complété par un prêt immobilier amortissable pour financer le nouveau bien.

Ce qui joue en sa faveur

  • Permet de couvrir un écart de prix durable
  • Préserve davantage d’épargne selon le montage
  • Peut rendre possible l’achat avant la vente

Ce qui joue contre

  • Deux composantes de crédit à analyser
  • Coût global et endettement plus élevés
  • Risque de charge transitoire si la vente tarde

Notre lectureLe <strong>prêt relais sec</strong> convenait surtout lorsque le produit net attendu de la vente, complété par l’épargne, couvrait presque tout le nouvel achat. Le <strong>prêt relais adossé</strong> était plus courant lorsque l’acquéreur devait financer un écart durable, mais il fallait alors analyser le coût de l’ensemble relais + crédit amortissable, et non isoler le taux du relais.

Les points à faire valider par un professionnel compétent

Le prêt relais engage à la fois un projet de vente et un projet d’achat. Une banque évalue la solvabilité et le risque de crédit ; un notaire peut chiffrer le produit net de vente, les frais et les conséquences d’un compromis ; un courtier en crédit doit être immatriculé comme intermédiaire en opérations de banque et services de paiement. Aucun de ces intervenants ne peut garantir le délai ou le prix de vente.

Documents et questions à préparer pour le rendez‑vous

  • Deux avis de valeur récents et, si possible, le mandat de vente ou le compromis de vente signé.
  • Le tableau d’amortissement de l’ancien prêt et le montant exact du capital restant dû.
  • Le compromis ou le projet d’achat, avec prix, frais d’acquisition, travaux et date souhaitée.
  • Les trois derniers justificatifs de revenus, relevés d’épargne et liste des crédits en cours.
  • Une demande écrite sur la durée, le renouvellement, la franchise, le TAEG et le coût de la garantie.
  • La procédure précise prévue si le bien n’est pas vendu avant l’échéance du relais.

Dernier réflexe : ne signez pas une offre en supposant qu’une prolongation sera automatique. Une prolongation, un refinancement ou une modification du montage dépendront d’une nouvelle analyse de la banque. Faites chiffrer le scénario difficile avant de vous engager ; c’est lui qui détermine si le projet reste supportable.

Questions fréquentes

Quel était le taux moyen d’un prêt relais en 2024 ?

Il n’existait pas de taux moyen officiel spécifique aux prêts relais en France. En pratique, les taux nominaux fixes se situaient souvent entre 3,2 % et 5 % hors assurance sur l’année 2024. Cette large fourchette s’explique par le caractère sur mesure du montage : durée, valeur nette du bien, revenus, apport, garanties et crédit immobilier associé modifiaient l’offre.

Un prêt relais est‑il forcément plus cher qu’un crédit immobilier classique ?

Pas forcément sur le seul taux nominal, mais il peut coûter cher parce qu’il concentre une somme importante sur une courte période et parce que la vente peut tarder. Son coût dépend surtout du montant avancé, du taux, du mode de franchise et de la durée effective. Un relais de douze mois et un relais de vingt-quatre mois n’ont pas le même risque ni le même coût.

Peut‑on rembourser un prêt relais avant la fin prévue ?

Oui, le prêt relais est normalement remboursé dès l’encaissement du prix de vente du logement. Vérifiez néanmoins dans l’offre les éventuels frais ou indemnités de remboursement anticipé, ainsi que la façon dont sont calculés les intérêts en cas de remboursement avant l’échéance. Dans de nombreux montages, la vente est précisément l’événement qui déclenche le remboursement du capital.

Que se passe‑t‑il si le logement n’est pas vendu au bout de 24 mois ?

La banque peut parfois étudier une prolongation, un refinancement ou une transformation du montage, mais rien n’est automatique. Elle réexaminera vos revenus, l’état de la vente, le prix du bien et votre endettement. Sans solution acceptée, le capital devient exigible selon les termes du contrat. Il faut donc demander ce scénario par écrit avant de signer.

Un primo-accédant peut‑il obtenir un prêt relais ?

En principe, non : un vrai primo-accédant ne possède pas de logement à vendre, alors que le prêt relais est garanti par le produit attendu de cette vente. Des situations particulières existent, par exemple un emprunteur déjà propriétaire d’une quote-part de bien ou qui vend un logement reçu par succession. La banque examinera alors la part réellement cessible et les droits de chaque propriétaire.

Faut‑il passer par un courtier pour un prêt relais ?

Non, ce n’est pas obligatoire. Un courtier peut toutefois aider à comparer des montages complexes et à présenter un dossier cohérent, surtout si l’achat et la vente se chevauchent. Vérifiez son immatriculation ORIAS, son mandat, ses honoraires éventuels et les banques partenaires. Un notaire reste utile pour établir un calcul prudent du produit net de vente.

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