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Pourquoi l’Aston Martin DBS est‑elle un symbole de luxe et de puissance ?

L’Aston Martin DBS est un symbole de luxe et de puissance parce qu’elle réunit un V12 très performant, une carrosserie spectaculaire, un habitacle personnalisé et une diffusion rare. Ce n’est pas une berline : c’est un grand tourisme 2+2 conçu pour traverser l’Europe très vite, avec style.

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12 min · 2 544 mots
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Coupé grand tourisme vert foncé stationné sur une route de montagne

La DBS associe les proportions d’un coupé de grand tourisme à la mécanique d’un V12 très puissant.

Sommaire · 7 sections

La DBS, une GT V12 qui transforme le luxe en performance

La DBS est devenue un symbole de luxe et de puissance parce qu’elle ne choisit pas entre les deux. Son long capot abrite un moteur V12, son habitacle mêle cuir, Alcantara, carbone et finitions configurables, tandis que ses performances dépassent celles de nombreuses sportives plus radicales. Elle conserve pourtant quatre places d’appoint, un coffre et une présentation faite pour les longs trajets : c’est une voiture de grand tourisme, pas une voiture de circuit homologuée pour la route.

Le nom DBS porte aussi un héritage précis. La première Aston Martin DBS est apparue en 1967, avec un dessin de William Towns, pour succéder à la DB6. La lignée moderne a repris le nom en 2007, puis a évolué en DBS Superleggera en 2018 et en DBS 770 Ultimate en 2023. Cette dernière a clos la production de la DBS telle qu’on la connaît ; la Vanquish est ensuite redevenue le porte-étendard V12 de la marque.

Grand tourisme (GT)
Une GT est un coupé rapide conçu pour couvrir de longues distances avec un haut niveau de confort, de stabilité et de raffinement. À l’inverse d’une supercar minimaliste, elle doit rester supportable sur autoroute, transporter des bagages et accueillir au moins occasionnellement des passagers.

Les chiffres qui résument la dernière DBS

770 PS

puissance annoncée de la DBS 770 Ultimate

900 Nm

couple maximal du V12 biturbo

3,4 s

0 à 100 km/h annoncé pour le coupé

698 exemplaires

production totale de la 770 Ultimate, coupé et Volante

Un V12 puissant, mais adapté à une voiture de grand tourisme

Le cœur de la DBS est son moteur. La DBS de 2007 utilisait un V12 atmosphérique de 5,9 litres développant 517 PS. La DBS Superleggera puis la DBS 770 Ultimate ont adopté un V12 5,2 litres biturbo, beaucoup plus généreux en couple. Les 900 Nm de la 770 Ultimate arrivent bien avant le régime maximal : dans une relance, la poussée est immédiate, même sans rétrograder plusieurs rapports.

Cette mécanique est associée à une boîte automatique ZF à huit rapports et à une transmission aux roues arrière. C’est essentiel à son caractère : la DBS n’est pas une GT à transmission intégrale rassurante en toutes circonstances, mais une propulsion très puissante. Son châssis, son différentiel et ses aides électroniques ont beaucoup progressé, sans effacer les lois de la physique sur route humide ou froide.

Les principales DBS modernes en quelques repères
VersionMoteur et puissance0 à 100 km/h annoncéCe qu’elle représente
DBS V12, 2007-2012V12 5,9 l atmosphérique, 517 PS4,3 sLe retour moderne du nom DBS, plus classique et sonore
DBS Superleggera, 2018-2023V12 5,2 l biturbo, 725 PS, 900 Nm3,4 sLa GT très performante à l’allure agressive
DBS 770 Ultimate, 2023-2024V12 5,2 l biturbo, 770 PS, 900 Nm3,4 sLa série finale, plus rare et affûtée
Les chiffres d’accélération sont ceux annoncés par le constructeur et peuvent varier selon les conditions, les pneus et la mesure retenue. Les 770 PS correspondent à la mesure métrique employée par Aston Martin.

La puissance brute ne raconte donc pas tout. Une DBS doit accélérer fort, mais aussi rester stable à très haute vitesse et relativement sereine sur une longue étape. Son empattement, ses réglages d’amortissement adaptatif et son aérodynamique servent cette mission. Les grandes prises d’air, le diffuseur et l’aileron intégré ne sont pas de simples accessoires visuels : ils participent au refroidissement et à l’appui à vitesse élevée.

Le luxe Aston Martin : matériaux, artisanat et personnalisation

Le luxe de la DBS ne se limite pas à une liste d’équipements. Il vient du traitement des surfaces que le conducteur touche et voit en permanence : cuir cousu, Alcantara, métal, fibre de carbone, commandes spécifiques et choix de teintes très étendu. La position de conduite est basse, l’environnement est enveloppant, et le long capot visible depuis le siège rappelle à chaque instant la mécanique installée devant.

Aston Martin a aussi cultivé une production moins standardisée que celle des grands constructeurs généralistes. Le programme de personnalisation Q by Aston Martin permettait de choisir des couleurs, cuirs, inserts et détails rares. Deux DBS peuvent donc avoir la même base technique tout en proposant des ambiances très différentes. Cette possibilité nourrit l’exclusivité, surtout lorsqu’une configuration reste cohérente et documentée.

Il faut toutefois éviter d’idéaliser l’expérience. Les DBS récentes sont luxueuses, mais leur système multimédia et certaines commandes peuvent paraître moins modernes que ceux d’une Mercedes-AMG ou d’une Bentley de même époque. Le propriétaire paie ici une présence, un moteur et une finition émotionnelle, pas nécessairement le meilleur écran ou l’ergonomie la plus intuitive du marché.

Pourquoi son design et son héritage culturel comptent autant

Une DBS est identifiable sans lire son badge. Ses proportions font l’essentiel du travail : capot très long, habitacle rejeté vers l’arrière, pavillon fuyant, ailes arrière larges et poupe ramassée. Cette silhouette traduit visuellement la recette mécanique d’une propulsion V12 avant. Là où certaines supercars misent sur les arêtes et les ailerons apparents, la DBS reste plus fluide, avec une élégance britannique volontairement théâtrale.

Son association avec James Bond a amplifié cette image, sans la créer de toutes pièces. La DBS V12 a été utilisée par Daniel Craig dans Casino Royale en 2006, puis une DBS apparaît dans Quantum of Solace. Cette présence au cinéma a fixé un imaginaire précis : une voiture rapide, raffinée, britannique et assez rare pour ne pas sembler ordinaire. L’effet compte sur le marché de collection, mais la légitimité de la DBS repose aussi sur ses caractéristiques techniques.

La rareté est enfin plus qu’un argument publicitaire dans le cas de la 770 Ultimate. Aston Martin a produit 499 coupés et 199 Volante, soit 698 voitures au total. Une production limitée n’assure jamais une hausse de valeur, mais elle réduit la probabilité de croiser la même auto tous les jours et favorise l’intérêt des collectionneurs lorsque l’exemplaire est bien conservé.

DBS Superleggera ou DBS 770 Ultimate : laquelle incarne le mieux cet univers ?

Pour un acheteur, la DBS Superleggera et la DBS 770 Ultimate offrent une expérience très proche dans ses fondamentaux : V12 biturbo, propulsion, boîte automatique à huit rapports et couple de 900 Nm. Le choix ne se résume donc pas à quelques dizaines de chevaux. Il dépend surtout de la recherche d’une GT à utiliser réellement ou d’une série finale destinée à rouler moins, avec un supplément de rareté.

Choisir entre une DBS Superleggera et une DBS 770 Ultimate

DBS Superleggera

La version 725 PS, produite de 2018 à 2023, concentre déjà l’essentiel de l’expérience DBS moderne.

Ce qui joue en sa faveur

  • 725 PS et 900 Nm : des performances encore très actuelles
  • Choix plus large en occasion, de carrosseries et de configurations
  • Plus logique pour un usage régulier et les grands trajets

Ce qui joue contre

  • Moins rare qu’une 770 Ultimate
  • Valeur très dépendante de la configuration et de l’historique
  • Présentation technologique qui accuse son âge face aux GT neuves

DBS 770 Ultimate

La série finale porte la puissance à 770 PS et reçoit des évolutions de châssis et de finition.

Ce qui joue en sa faveur

  • Production plafonnée à 698 autos, coupé et Volante confondus
  • Série finale recherchée par les collectionneurs
  • Réglages de direction et de châssis revus par rapport à la Superleggera

Ce qui joue contre

  • Prix de marché habituellement plus élevé
  • Offre d’occasion très restreinte
  • Peut inciter à rouler peu pour préserver sa valeur potentielle

Notre lectureLa <strong>DBS Superleggera</strong> est le choix rationnel relatif pour celui qui veut rouler souvent dans une GT V12 spectaculaire, avec davantage d’exemplaires disponibles et un budget d’entrée généralement moins élevé. La <strong>DBS 770 Ultimate</strong> convient à l’amateur qui privilégie la série finale, une configuration rare et la collection, en acceptant un prix d’acquisition supérieur et une plus grande hésitation à accumuler les kilomètres.

Prix, entretien et coût réel d’une DBS en France

Une DBS n’est plus une voiture que l’on commande neuve dans la gamme courante : l’achat se fait essentiellement sur le marché de l’occasion ou auprès de spécialistes. À titre d’ordre de grandeur, une DBS Superleggera se rencontre souvent autour de 230 000 à 320 000 € selon l’année, le kilométrage, la configuration et l’historique. Une DBS 770 Ultimate se situe fréquemment bien au-delà, parfois autour de 400 000 € ou davantage. Ce sont des prix affichés observés sur un marché étroit, pas une cote garantie ni un prix de transaction.

Le budget annuel ne doit pas être calculé à partir du seul plein. Une consommation réelle de 13 à 16 l/100 km est cohérente avec un usage mixte calme à dynamique ; sur 10 000 km, cela représente environ 1 300 à 1 600 litres de sans-plomb 98. Avec un carburant à 1,90 € le litre, il faut donc prévoir environ 2 500 à 3 000 € de carburant avant même l’assurance.

L’entretien doit être confié à un réparateur maîtrisant Aston Martin et ses outils de diagnostic. À titre indicatif, une révision annuelle peut atteindre plusieurs milliers d’euros selon les opérations prévues. Un train de pneus aux dimensions de la DBS coûte couramment entre 1 500 et 2 500 € posé. Les freins carbone-céramique peuvent durer longtemps en usage routier, mais leur remplacement se chiffre en dizaines de milliers d’euros : l’épaisseur des disques et l’état des plaquettes doivent être vérifiés avant la vente.

Les contrôles à demander avant d’acheter une Aston Martin DBS d’occasion

  • Le carnet, les factures et le respect des échéances d’entretien, pas seulement un tampon dans un livret.
  • Une inspection avant achat par un spécialiste indépendant, avec lecture des défauts mémorisés et essai à froid.
  • La date DOT, l’usure et la marque des quatre pneus ; sur une voiture de cette puissance, un montage dépareillé est un mauvais signal.
  • L’état et la mesure des freins, en particulier si l’auto est équipée de disques carbone-céramique.
  • Le fonctionnement de la capote sur une Volante, de la climatisation, des caméras, de l’infodivertissement et des sièges électriques.
  • L’origine française ou importée, le certificat d’immatriculation, le quitus fiscal si nécessaire et les éventuels frais liés à l’immatriculation.

Peut‑on rouler au quotidien avec une Aston Martin DBS ?

Oui, à condition d’accepter ses compromis. La DBS dispose d’un habitacle utilisable, d’une boîte automatique souple à faible allure et d’un coffre adapté à un week-end à deux. Pour un trajet autoroutier ou une escapade, elle est plus habitable et moins fatigante qu’une supercar à moteur central. Ses places arrière restent en revanche des places d’appoint, mieux adaptées à des enfants ou à de courts trajets.

En ville, sa largeur, son long capot, sa garde au sol limitée et son rayon de braquage demandent de l’anticipation. Les dos-d’âne, rampes de parking et bordures doivent être abordés en biais et lentement. Il faut aussi disposer d’un stationnement sec et sécurisé, idéalement avec maintien de charge si la voiture roule peu. Une DBS immobilisée pendant des mois sans précaution peut réclamer une remise en route coûteuse : batterie faible, pneus marqués, fluides vieillissants et freins de surface sont des problèmes évitables.

Le dernier réflexe avant de signer est simple : faites inspecter l’exemplaire précis, pas le modèle en général. Une DBS entretenue avec rigueur, utilisée régulièrement et vendue avec des factures complètes peut être plus rassurante qu’une voiture très peu kilométrée restée longtemps immobile. Demandez le devis des travaux relevés par l’expert avant toute négociation : c’est là que le rêve V12 devient un achat maîtrisé.

Questions fréquentes

L’Aston Martin DBS est‑elle une supercar ou une voiture de grand tourisme ?

C’est avant tout une voiture de grand tourisme très performante. Ses accélérations et sa vitesse de pointe la placent au niveau de nombreuses supercars, mais son architecture 2+2, son coffre, son confort et son V12 avant répondent à une logique de voyage rapide. Elle est moins radicale qu’une voiture de piste, et plus émotionnelle qu’une berline sportive.

Quelle est la différence entre l’Aston Martin DBS et la DB12 ?

La DBS Superleggera et la DBS 770 Ultimate sont des GT V12 à propulsion, centrées sur le couple, la présence et les très hautes performances. La DB12 est une GT plus récente à V8 biturbo, plus légère dans son approche et dotée d’une technologie embarquée modernisée. La DBS vise davantage l’expérience V12 et l’exclusivité de fin de lignée.

La DBS est‑elle vraiment une voiture de James Bond ?

Oui, la DBS V12 est très associée à James Bond grâce à son apparition dans Casino Royale en 2006, avec Daniel Craig, puis à la présence d’une DBS dans Quantum of Solace. Cette association renforce son prestige culturel. Elle ne doit toutefois pas faire oublier que les DBS de série restent des voitures distinctes des véhicules de tournage, souvent modifiés pour les cascades.

Une Aston Martin DBS est‑elle un bon investissement ?

Elle peut conserver une forte désirabilité, surtout dans une série limitée comme la DBS 770 Ultimate, mais elle ne doit pas être achetée avec une promesse de gain. La valeur dépend de l’état, du kilométrage, de la couleur, des options, de l’entretien, de la conjoncture et du coût des réparations. Il faut pouvoir assumer son usage et son entretien même en cas de baisse de cote.

Combien coûte l’entretien d’une Aston Martin DBS ?

Il faut compter plusieurs milliers d’euros certaines années, selon le kilométrage et les opérations prévues. Les pneus coûtent souvent 1 500 à 2 500 € le train, l’assurance est élevée et les pièces spécifiques peuvent être chères. Les freins carbone-céramique sont le poste à surveiller de près : ils peuvent durer longtemps, mais leur remplacement est particulièrement coûteux.

Peut‑on importer une DBS d’occasion en France ?

Oui, mais il faut vérifier l’historique, la conformité administrative et le coût total avant de verser un acompte. Pour un véhicule venant de l’Union européenne, il faut notamment prévoir les démarches de quitus fiscal et d’immatriculation. Pour un véhicule hors UE, droits, TVA et homologation peuvent s’ajouter. Le malus applicable à une première immatriculation française dépend notamment de l’âge et de l’origine du véhicule : vérifiez le cas exact auprès de l’administration ou d’un professionnel.

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