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Divertissement et loisirs

Comment trouver de l’humour pendant le confinement ?

Pendant un confinement, ne cherchez pas à être drôle en permanence : programmez de petits rendez‑vous légers, partagez‑les avec les bonnes personnes et autorisez‑vous aussi les journées sans humour. Quinze minutes bien choisies peuvent suffire à desserrer l’atmosphère.

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11 min · 2 377 mots
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Divertissement et loisirs
Famille riant autour d’un jeu improvisé sur la table de cuisine

Un jeu bref et sans matériel peut désamorcer la routine sans exiger d’être drôle à tout prix.

Sommaire · 7 sections

Pour trouver de l’humour pendant le confinement, le plus efficace est de créer un petit rituel de légèreté : 10 à 20 minutes à heure fixe pour regarder un sketch, jouer, raconter une anecdote ou appeler quelqu’un avec une seule consigne, parler aussi d’autre chose que de l’actualité. Le rire ne se commande pas, mais on peut multiplier les occasions où il a une chance d’arriver.

Ne vous imposez pas la bonne humeur. Une journée anxieuse ou fatigante n’est pas ratée parce qu’elle ne contient pas de blague. L’objectif est plus modeste et plus utile : remettre un peu de jeu, de surprise et de lien dans un quotidien qui se répète.

Choisir le bon format d’humour selon votre journée

L’humour fonctionne mieux lorsqu’il correspond à votre niveau d’énergie. Après une journée de télétravail saturée de visioconférences, un long spectacle peut sembler pénible ; une courte vidéo ou un jeu de mots sera plus accessible. À l’inverse, une soirée calme peut se prêter à un film comique, à une émission de radio ou à un jeu en famille.

Des formats simples pour remettre du rire dans une journée confinée
SituationFormat à essayerTemps à prévoirCe qui aide vraiment
Seul et fatiguéExtraits d’humoristes, podcasts courts, comptes parodiques choisis5 à 15 minPréparer une liste plutôt que faire défiler sans fin
En couple ou en colocationJeu d’improvisation, doublage d’une scène muette, quiz absurde15 à 30 minAccepter de jouer faux et de ne pas chercher la performance
Avec des enfantsMime, histoire à compléter, concours de grimaces, théâtre d’objets10 à 20 minDonner une règle simple et un droit de passer son tour
Avec des proches à distanceApéro téléphonique à thème, quiz, lecture d’anecdotes30 à 45 minPrévoir un début et une fin pour éviter la fatigue d’écran
Après trop d’informations anxiogènesFilm ou série comique déjà connue25 à 100 minChoisir une œuvre rassurante, sans actualité ni algorithme
Quand l’ambiance est tenduePause séparée puis activité neutre et légère5 à 20 minNe pas exiger que l’autre rie immédiatement
Les durées sont des repères pratiques, non des règles. Arrêtez avant que l’activité ne devienne une obligation.

Installer un rituel de rire sans transformer la maison en scène de spectacle

Un rituel marche parce qu’il réduit l’effort de décision. Il ne s’agit pas de décréter « on doit rire », formule qui produit souvent l’effet inverse, mais de réserver un créneau où la légèreté a droit de cité. Le matin au petit déjeuner, avant le dîner ou juste après avoir couché les enfants : choisissez le moment où les tensions sont habituellement les moins fortes.

Mettre en place un rendez‑vous humour en six étapes

  1. Choisir un créneau bref et réaliste

    Commencez par 15 minutes, trois fois par semaine, plutôt qu’une grande soirée impossible à tenir. Le créneau est bien choisi si chacun peut y arriver sans interrompre un travail, un repas ou un coucher.

  2. Définir une activité qui ne demande presque aucun matériel

    Un thème suffit : « la publicité la plus absurde pour cet objet », « une mauvaise recette inventée », « un souvenir embarrassant mais racontable ». L’étape est réussie si l’on peut démarrer en moins de deux minutes.

  3. Fixer une règle de bienveillance

    On peut rire de soi, des absurdités domestiques et de personnages fictifs ; on ne vise pas le physique, les peurs ou les échecs d’une personne présente. Si quelqu’un dit « stop », le sujet change sans débat.

  4. Prévoir un droit de ne pas participer

    Un adolescent, un conjoint ou un colocataire peut regarder sans jouer, ou passer son tour. Le rituel tient dans la durée quand il laisse une place aux jours sans.

  5. Garder une trace des trouvailles

    Notez les meilleures idées dans un carnet ou une note privée : jeux qui ont fonctionné, scènes favorites, surnoms d’objets, phrases involontairement drôles. Vous saurez que cela fonctionne si la liste se remplit sans effort au fil des jours.

  6. Arrêter pendant que l’ambiance est bonne

    Terminez à l’heure prévue, même si le moment est agréable. Le lendemain, l’activité gardera un goût d’envie plutôt que celui d’une obligation qui s’éternise.

Trouver des contenus drôles sans se perdre dans les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux peuvent fournir une pause comique, mais leur défilement continu mélange souvent humour, informations alarmantes, comparaisons sociales et commentaires agressifs. Mieux vaut les utiliser comme un outil de sélection que comme une activité sans fin : suivez quelques créateurs ou comptes qui correspondent à votre sensibilité, enregistrez les contenus appréciés, puis fermez l’application.

Variez les sources. Les rediffusions de spectacles et les séries comiques permettent une vraie coupure ; les podcasts donnent une pause sans écran ; les bandes dessinées, romans humoristiques et jeux de société remettent les mains et l’imagination au travail. Revoir une comédie que vous connaissez déjà n’a rien d’un manque d’inspiration : en période d’incertitude, savoir où l’on va peut précisément être réconfortant.

  • Pour une pause de 5 minutes : une chronique humoristique, une planche de bande dessinée, une vidéo enregistrée à l’avance.
  • Pour 20 minutes : un épisode court, un jeu de cartes, un quiz maison ou un appel à un ami connu pour son humour bienveillant.
  • Pour une soirée : une comédie, un jeu coopératif, un karaoké volontairement imparfait ou une lecture à voix haute de critiques insolites.
  • Pour décrocher des écrans : charades, cadavres exquis, dessin les yeux fermés, imitation d’objets du quotidien ou concours de titres de films inventés.

Créer un humour qui vous ressemble, même si vous ne vous dites pas drôle

Être drôle n’est pas une qualité réservée aux personnes qui savent raconter des blagues. À la maison, l’humour naît souvent d’un décalage minuscule : nommer la plante verte « responsable des ressources humaines », rédiger le menu du soir comme celui d’un restaurant très prétentieux, commenter une lessive comme une épreuve sportive ou inventer la biographie d’un objet oublié au fond d’un tiroir.

Humour d’observation
Forme d’humour qui part d’un détail quotidien reconnaissable, une réunion trop longue, un frigo vide, une chaussette disparue, et en grossit légèrement l’absurdité. Il est souvent plus facile à pratiquer à la maison que la blague préparée, car il ne demande ni mémoire ni chute parfaite.

Essayez le principe « oui, et… », emprunté à l’improvisation. Une personne lance une idée absurde : « Cette passoire est notre nouvelle antenne radio. » L’autre ne la contredit pas ; elle ajoute une conséquence : « Oui, et elle ne capte que les recettes de pâtes. » Trois ou quatre répliques suffisent. Le jeu bloque moins que la recherche de la phrase brillante, car chaque proposition est accueillie au lieu d’être jugée.

Les enfants y entrent facilement, mais les adultes aussi. Avec des enfants, préférez une contrainte précise : inventer l’animal qui vit derrière le canapé, transformer une cuillère en personnage ou imaginer la règle la plus inutile du monde. Avec des adultes, un faux journal télévisé de la maison ou des légendes absurdes sous de vieilles photos peuvent fonctionner, à condition que chacun soit d’accord pour y figurer.

Rire avec les autres à distance sans subir une visioconférence de plus

Pendant un confinement, le rire partagé a une valeur particulière parce qu’il remet de la spontanéité dans une relation réduite aux messages. Mais un appel collectif interminable, avec des micros qui coupent et des participants fatigués, produit rarement l’effet attendu. Faites plus court et donnez un prétexte commun.

Appel spontané ou rendez‑vous à thème : que choisir ?

Appel spontané

Une conversation libre, par téléphone ou visioconférence, sans programme imposé.

Ce qui joue en sa faveur

  • Très simple à organiser
  • Laisse de la place aux échanges sincères
  • Convient aux relations déjà proches

Ce qui joue contre

  • Peut tourner aux nouvelles anxiogènes
  • Les silences pèsent parfois à distance
  • Les personnes réservées peuvent moins prendre la parole

Rendez‑vous à thème

Un appel court avec une règle amusante : objet le plus inutile, quiz, souvenir de vacances, tenue volontairement décalée.

Ce qui joue en sa faveur

  • Donne un point de départ immédiat
  • Facilite la participation de chacun
  • Crée des souvenirs communs

Ce qui joue contre

  • Demande une préparation minimale
  • Peut sembler artificiel à certaines personnes
  • Ne doit pas remplacer un vrai échange si quelqu’un va mal

Notre lectureChoisissez l’appel spontané pour une personne proche avec qui le silence est facile et les échanges naturels. Préférez le rendez‑vous à thème dès qu’il y a plus de trois participants, des générations différentes ou des personnes qui se connaissent peu : un cadre léger évite les blancs et la conversation centrée uniquement sur l’actualité.

Quelques thèmes simples fonctionnent sans matériel : chacun apporte un objet dont il faut inventer l’usage ; chaque participant raconte une catastrophe culinaire sans citer de noms ; une personne prépare cinq questions de quiz sur les habitudes du groupe ; tous doivent défendre pendant une minute une opinion absurde. Gardez un groupe réduit, idéalement quatre à six personnes, et annoncez une durée de 30 à 45 minutes.

Quand l’humour ne vient pas : respecter ses limites et demander du soutien

L’absence d’envie de rire pendant quelques jours est normale, surtout lorsqu’un confinement s’accompagne de solitude, de difficultés de travail, de charge familiale ou d’inquiétude pour un proche. Dans ce cas, remplacez l’objectif « rire » par un objectif plus doux : écouter quelque chose d’agréable, envoyer un message simple, prendre l’air si les règles l’autorisent, ou faire une activité manuelle sans résultat attendu.

En revanche, si la tristesse, l’angoisse, l’irritabilité ou l’épuisement durent, perturbent nettement le sommeil et le quotidien, ou si des idées de mort apparaissent, ne restez pas seul avec cela. Contactez votre médecin traitant, un psychologue ou un service d’écoute. En France, en cas de danger immédiat ou d’idées suicidaires urgentes, appelez le 15 ou le 112 ; le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Votre programme léger pour les sept prochains jours

Ne préparez pas une usine à gaz. Choisissez aujourd’hui une comédie ou un podcast de 20 minutes, envoyez demain un message à une personne avec qui vous aimez rire, puis testez ce week-end un jeu sans écran. Après chaque essai, gardez ce qui vous a donné de l’énergie et abandonnez le reste. Le sens de l’humour n’est pas un devoir de confinement : c’est une petite marge de liberté à protéger.

À préparer en moins de 10 minutes

  • Une liste de 5 contenus fiables qui vous amusent réellement, enregistrés ou notés à l’avance.
  • Un créneau précis de 15 minutes dans la semaine, sans téléphone ni information en continu.
  • Une personne à appeler ou à qui envoyer une anecdote, sans attendre une réponse brillante.
  • Une activité hors écran : charades, dessin, jeu de cartes, histoire collective ou musique.
  • Une règle claire à la maison : personne n’est obligé de rire ni de participer.

Questions fréquentes

Comment retrouver le sourire quand on est seul pendant le confinement ?

Commencez par un format très court et choisi : une chronique de cinq minutes, une scène de comédie déjà aimée ou quelques pages d’une bande dessinée. Ajoutez ensuite une dimension de lien, même modeste : envoyer à un proche un contenu qui vous a fait sourire ou lui proposer un appel de 15 minutes. Le rire solitaire détend ; le partage aide aussi à rompre l’impression d’isolement.

Quelles activités drôles faire avec des enfants enfermés à la maison ?

Privilégiez les jeux à règle immédiate : mimes, cadavres exquis, théâtre avec les objets de cuisine, concours de voix d’animaux ou invention de publicités absurdes. Limitez chaque manche à 5 ou 10 minutes pour éviter l’excitation excessive et les disputes. Laissez les enfants décider parfois du thème : ils s’investissent davantage quand ils peuvent imposer une règle volontairement ridicule.

Peut‑on faire de l’humour sur le confinement et la maladie ?

Oui, si la plaisanterie vise une situation absurde vécue par vous‑même et si les personnes présentes sont à l’aise. Évitez en revanche de tourner en dérision les malades, les décès, les soignants épuisés ou les difficultés matérielles d’autrui. Une règle simple : si la blague dépend du malheur réel d’une personne identifiable, mieux vaut changer de sujet.

Comment organiser une soirée drôle à distance avec des amis ?

Fixez une durée de 30 à 45 minutes et un thème unique annoncé à l’avance : quiz sur le groupe, objet inutile à présenter, faux débat ou anecdotes de cuisine ratée. Limitez le groupe à quatre à six personnes afin que chacun puisse parler. Prévoyez aussi un moment sans jeu à la fin, car le but reste de se retrouver, pas de remplir chaque seconde.

Pourquoi les vidéos humoristiques ne me font plus rire ?

Cela peut arriver après une forte exposition aux écrans, aux informations anxiogènes ou lorsque la fatigue est importante. Ne forcez pas : changez de support, choisissez une comédie plus lente, écoutez un podcast ou passez à une activité manuelle. Si la perte d’intérêt concerne durablement toutes vos activités habituelles et s’accompagne d’un mal-être marqué, parlez‑en à un professionnel de santé.

Comment éviter que les blagues déclenchent des disputes à la maison ?

Annoncez une limite simple : on rit avec les personnes, pas à leurs dépens, et un « stop » met fin au sujet immédiatement. Évitez les blagues au moment d’un conflit, de la fatigue ou juste après une mauvaise nouvelle. Si l’ambiance est tendue, accordez plutôt une pause à chacun ; une activité légère aura plus de chances de fonctionner une fois la pression retombée.

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