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Science et technologie

Qu’est‑ce que le sommet d’une parabole ?

Le sommet d’une parabole est le point où la courbe atteint sa valeur la plus basse si elle s’ouvre vers le haut, ou la plus haute si elle s’ouvre vers le bas. Pour y = ax² + bx + c, son abscisse vaut −b/(2a).

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Science et technologie
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Élève traçant une parabole et repérant son sommet sur papier quadrillé

Le sommet se place sur l’axe de symétrie, au point où la courbe change de sens.

Sommaire · 7 sections

Le sommet d’une parabole est le point où sa courbe « tourne » : c’est son point le plus bas lorsqu’elle est ouverte vers le haut, et son point le plus haut lorsqu’elle est ouverte vers le bas. Pour une fonction écrite f(x) = ax² + bx + c, avec a non nul, ce point a pour abscisse α = −b/(2a) ; son ordonnée est β = f(α). On le note souvent S(α ; β).

Sommet d’une parabole
Dans le graphique d’une fonction du second degré, le sommet est l’unique point d’extrémum de la courbe. Il appartient à son axe de symétrie. En forme canonique f(x) = a(x − α)² + β, il se lit immédiatement : S(α ; β).

À quoi reconnaît‑on le sommet sur une parabole ?

Une fonction du second degré a la forme f(x) = ax² + bx + c, où a ne doit pas être égal à 0. Si a = 0, l’expression devient une fonction affine : son graphique est une droite, sans sommet de parabole. Le signe de a indique dans quel sens la courbe s’ouvre : vers le haut si a est positif, vers le bas si a est négatif.

Ce que le coefficient a indique sur le sommet et la courbe
Signe de aOuvertureRôle du sommetVariation de f
a > 0Vers le hautMinimumDécroît puis croît
a < 0Vers le basMaximumCroît puis décroît
|a| grandPlus resserréeSommet inchangé par ce seul constatVariation plus rapide près du sommet
0 < |a| < 1Plus aplatieSommet inchangé par ce seul constatVariation plus progressive près du sommet
Le signe de a détermine le sens d’ouverture. Les coefficients b et c déplacent aussi la position du sommet.

Le sommet n’est donc pas forcément « en haut » : tout dépend du sens d’ouverture. Sur f(x) = 2x² − 8x + 3, la parabole est ouverte vers le haut puisque 2 est positif ; son sommet donne la plus petite valeur de f. Sur g(x) = −x² + 4x + 1, elle est ouverte vers le bas ; le sommet donne au contraire la plus grande valeur de g.

Comment calculer le sommet avec la forme développée ax² + bx + c ?

Quand l’équation est donnée sous la forme développée f(x) = ax² + bx + c, le calcul se fait toujours en deux temps : trouver l’abscisse α, puis calculer l’ordonnée β. Il faut conserver les parenthèses et les signes négatifs : c’est là que se produisent la plupart des erreurs.

Calculer les coordonnées S(α ; β) du sommet

  1. Identifier a, b et c

    Réécrivez si besoin l’expression dans l’ordre ax² + bx + c. Dans f(x) = 2x² − 8x + 3, on lit a = 2, b = −8 et c = 3. L’étape est réussie lorsque chaque coefficient porte son signe.

  2. Calculer l’abscisse α

    Appliquez α = −b/(2a). Ici, α = −(−8)/(2 × 2) = 8/4 = 2. Le double signe négatif devient positif ; l’abscisse du sommet est 2.

  3. Remplacer x par α pour trouver β

    Calculez β = f(2) : 2 × 2² − 8 × 2 + 3 = 8 − 16 + 3 = −5. Le sommet est donc S(2 ; −5).

  4. Vérifier le sens de variation

    Comme a = 2 est positif, S(2 ; −5) doit être le point le plus bas de la courbe. La fonction décroît avant x = 2 puis croît après x = 2 : le résultat est cohérent.

  5. Tracer l’axe de symétrie

    Dessinez ou notez la droite verticale x = 2. Elle passe par S et partage la parabole en deux moitiés symétriques. Par exemple, les abscisses 1 et 3 donneront la même image.

Cette démonstration montre le calcul complet du sommet d’une fonction du second degré et sa vérification sur un graphique.

Voir la démonstration en vidéo TikTok · @alexislerossignol · s’ouvre dans un nouvel onglet

La formule compacte à mémoriser est donc S(−b/(2a) ; f(−b/(2a))). Elle fonctionne pour toute fonction quadratique, à condition que a soit différent de zéro. En contrôle, écrire d’abord α = −b/(2a) limite les confusions entre l’abscisse et l’ordonnée.

Lire le sommet directement en forme canonique

La forme canonique est la forme la plus pratique pour lire le sommet : f(x) = a(x − α)² + β. Comme un carré est toujours positif ou nul, (x − α)² vaut 0 exactement lorsque x = α. À cet instant, f(x) = β : le sommet est S(α ; β), sans aucun calcul supplémentaire.

Exemple : f(x) = −3(x − 4)² + 7. Le sommet est S(4 ; 7). Le coefficient a = −3 est négatif : la parabole est tournée vers le bas et 7 est sa valeur maximale. Son axe de symétrie est la droite x = 4. Attention au signe à l’intérieur de la parenthèse : dans (x + 2)², on a x − (−2), donc α = −2. Le sommet de 5(x + 2)² − 1 est S(−2 ; −1), non S(2 ; −1).

Forme développée ou forme canonique : laquelle utiliser ?

Forme développée : ax² + bx + c

C’est la forme courante pour développer, factoriser et résoudre une équation du second degré.

Ce qui joue en sa faveur

  • Coefficients a, b et c faciles à identifier
  • Abscisse du sommet obtenue par −b/(2a)
  • Compatible avec le discriminant Δ

Ce qui joue contre

  • Sommet non lisible immédiatement
  • Calcul de l’ordonnée nécessaire
  • Erreurs de signe fréquentes

Forme canonique : a(x − α)² + β

Elle met en évidence les déplacements de la parabole et son sommet.

Ce qui joue en sa faveur

  • Sommet S(α ; β) lisible directement
  • Axe x = α immédiat
  • Minimum ou maximum facile à interpréter

Ce qui joue contre

  • Parfois à obtenir par calcul
  • Développement moins direct
  • Signe dans la parenthèse à surveiller

Notre lectureUtilisez la forme canonique pour lire immédiatement le sommet et tracer la courbe. Utilisez la forme développée lorsqu’elle est donnée dans l’énoncé : calculez alors α = −b/(2a), ou transformez‑la en forme canonique si l’exercice le demande.

Trouver l’ordonnée du sommet avec le discriminant

Il existe une seconde formule, utile lorsque le discriminant est déjà calculé. Pour f(x) = ax² + bx + c, on pose Δ = b² − 4ac. Les coordonnées du sommet sont alors : α = −b/(2a) et β = −Δ/(4a). Cette formule donne exactement la même ordonnée que β = f(α).

Prenons f(x) = x² − 6x + 5. On a a = 1, b = −6 et c = 5. D’abord, α = −(−6)/(2 × 1) = 3. Puis Δ = (−6)² − 4 × 1 × 5 = 16, donc β = −16/(4 × 1) = −4. Le sommet est S(3 ; −4). Vérification directe : f(3) = 9 − 18 + 5 = −4.

Les trois formules à connaître

−b/(2a)

abscisse α du sommet en forme développée

−Δ/(4a)

ordonnée β si le discriminant est connu

x = α

équation de l’axe de symétrie

Tracer une parabole à partir de son sommet et de son axe

Le sommet suffit à situer la courbe, mais pas à la dessiner complètement : il faut aussi connaître a. Commencez par placer S(α ; β), puis tracez légèrement l’axe vertical x = α. Calculez ensuite un ou deux points d’un côté de l’axe et reportez‑les à la même distance de l’autre côté. Reliez‑les par une courbe régulière, sans angle.

Pour f(x) = (x − 1)² − 4, le sommet est S(1 ; −4) et l’axe est x = 1. À une unité du sommet, pour x = 0 ou x = 2, on obtient f(x) = −3 : les points (0 ; −3) et (2 ; −3) sont symétriques. À deux unités, x = −1 ou x = 3, f(x) = 0 : la courbe passe par (−1 ; 0) et (3 ; 0). Ces cinq points donnent un tracé fiable.

Avant de rendre un exercice sur le sommet

  • J’ai vérifié que le coefficient a est différent de 0.
  • J’ai relevé b avec son signe, y compris lorsqu’il est négatif.
  • J’ai calculé α = −b/(2a) avec des parenthèses autour de b.
  • J’ai obtenu β soit par f(α), soit par −Δ/(4a).
  • J’ai noté le point sous la forme S(α ; β), dans le bon ordre.
  • J’ai contrôlé que le sommet est un minimum si a > 0 et un maximum si a < 0.

Ce que le sommet permet de déduire immédiatement

Le sommet sert à bien plus qu’à dessiner une jolie courbe. Il donne la valeur minimale ou maximale de la fonction sur l’ensemble des réels. Si a > 0 et S(α ; β), alors f(x) est toujours supérieure ou égale à β : l’image de la fonction est [β ; +∞[. Si a < 0, f(x) est toujours inférieure ou égale à β : son image est ]−∞ ; β].

Il fixe aussi les variations : pour a > 0, f décroît sur ]−∞ ; α] puis croît sur [α ; +∞[ ; pour a < 0, c’est l’inverse. Enfin, l’axe x = α permet de retrouver un point symétrique. Si un point de la courbe a pour abscisse α − d, son symétrique a pour abscisse α + d et la même ordonnée.

Parabole de fonction et parabole géométrique : la nuance utile

Au collège et au lycée, on appelle généralement parabole la courbe représentative d’une fonction f(x) = ax² + bx + c. Son axe est vertical dans un repère habituel et son sommet se calcule avec les formules précédentes. En géométrie, une parabole peut aussi être définie comme l’ensemble des points à égale distance d’un foyer et d’une directrice ; le sommet se situe alors sur l’axe entre ces deux éléments. C’est la même famille de courbes, mais le vocabulaire et les données de départ diffèrent.

Pour une antenne parabolique ou un réflecteur, le point recherché est souvent le foyer, pas le sommet. Le sommet est le centre du creux de la surface ; le foyer se trouve devant lui, sur l’axe. Ne transposez donc pas une formule de fonction quadratique à une parabole physique sans connaître son repère et ses dimensions.

Questions fréquentes

Quelle est la formule exacte des coordonnées du sommet ?

Pour f(x) = ax² + bx + c avec a non nul, le sommet est S(α ; β), où α = −b/(2a) et β = f(α). Si le discriminant Δ = b² − 4ac est connu, vous pouvez aussi employer β = −Δ/(4a). Les deux méthodes donnent le même point.

Comment trouver le sommet sans utiliser le discriminant ?

Calculez d’abord α = −b/(2a), puis remplacez x par cette valeur dans l’expression f(x). Par exemple, pour x² − 4x + 1, α = 2 et f(2) = −3. Le sommet est donc S(2 ; −3). Cette méthode est valable même si vous n’avez pas étudié le discriminant.

Pourquoi le sommet est‑il un minimum ou un maximum ?

Cela vient du terme a(x − α)² de la forme canonique. Un carré ne peut pas être négatif. Si a est positif, la plus petite valeur est atteinte quand le carré vaut 0 : le sommet est un minimum. Si a est négatif, multiplier ce carré par a donne la plus grande valeur au même endroit : c’est un maximum.

L’axe de symétrie passe‑t‑il toujours par le sommet ?

Oui. Pour une fonction quadratique f(x) = ax² + bx + c, l’axe de symétrie est la droite verticale d’équation x = −b/(2a), soit x = α. Elle passe nécessairement par le sommet S(α ; β) et partage la courbe en deux branches miroir.

Comment trouver le sommet quand il y a des fractions ?

La méthode ne change pas : gardez les fractions jusqu’à la fin et simplifiez avec soin. Pour f(x) = (1/2)x² − 3x + 1, α = −(−3)/(2 × 1/2) = 3. Puis f(3) = 9/2 − 9 + 1 = −7/2. Le sommet est S(3 ; −7/2).

Le point (0 ; c) est‑il le sommet de la parabole ?

Non, pas en général. Le point (0 ; c) est l’ordonnée à l’origine, c’est-à-dire le point où la courbe coupe l’axe des ordonnées. Il devient le sommet seulement si b = 0, car alors α = −b/(2a) = 0. Il faut donc calculer ou lire α avant de conclure.

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